Le diagnostic phytosanitaire constitue la première étape de la démarche d’analyse du risque. Cette démarche permet de mettre en place une lutte précoce et adaptée afin de mieux cibler les interventions phytosanitaires. Cette approche pas à pas est pluridisciplinaire : étude de la morphologie du végétal, écologie et phénologie du végétal et du bioagresseur.
Etapes du diagnostic phytosanitaire
Le diagnostic phytosanitaire consiste à identifier avec précision l’origine d’une infection parasitaire à partir de l’observation de symptômes tels que la présence de miellat ou la décoloration du feuillage. L’examen des symptômes doit prendre en compte une lecture plus large de l’environnement du végétal (conditions pédoclimatiques…) et de son histoire (opérations d’entretien…). Il s’agit d’écarter au fur et à mesure des hypothèses sur l’origine des symptômes.
Lorsque les niveaux de tolérance sont faibles, notamment pour des raisons sanitaires (ex : poils urticants de la processionnaire du pin), la surveillance spécifique d’un bioagresseur permet une détection précoce pour la mise en place de mesures en amont dans de meilleures conditions. Ce « monitoring » peut faire appel à plusieurs méthodes d’observation et de piégeage décrits dans la rubrique Epidémiosurveillance.
Analyse du risque et seuils de nuisibilité
Une fois l’identification faite, son importance doit être estimée afin de pouvoir la confronter aux seuils d’intervention disponibles. Les seuils d’intervention permettent d’évaluer la nécessité d’effectuer ou non un traitement. Ils sont donc à adapter à chaque situation en fonction des caractéristiques du site (localisation, fonctions…).
Pour les zones non agricoles, il existe peu de seuils de nuisibilité spécifiques par rapport aux grandes cultures, au maraîchage ou à l’arboriculture fruitière. La diversité des situations nécessitent de distinguer :
- la nuisibilité vitale qui mesure l’impact du bioagresseur sur la santé du végétal
- la nuisibilité d’ordre esthétique
- la nuisibilité fonctionnelle ou commanditaire, relative aux usages des végétaux (ombrage, atténuation du vent…)
L’estimation de l’importance de l’infection peut s’effectuer par comptage direct sur le végétal ou par piégeage lorsque ces techniques sont disponibles (pièges à phéromone pour la mineuse du marronnier, la processionnaire du pin…).
Zoom sur...
Documents
- Guide des bonnes pratiques phytopharmaceutiques en espaces publics
- Le piégeage en espaces verts
- Gestion préventive des plantes exotiques envahissantes - Etude Plante et Cité
Références
- La Protection Biologique Intégrée au service des espaces verts
- Protection Biologique Intégrée. Développement des pièges avec phéromones
- Stratégies de protection des arbres d’ornement en ville : comment déterminer et utiliser les « seuils d’intervention »
Abonnez-vous
Abonnez vous pour être tenu informé des nouveautés du site.





